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Faire aimer les légumes à ses enfants : ça se joue avant l’assiette !

Le centre de recherche de l’Institut Paul Bocuse a mis au jour une clé de compréhension des acceptations et rejets alimentaires que je devais absolument vous partager : plus les enfants connaissent les légumes, plus ils acceptent d’en manger !

Avant de passer à table

En cuisine, la familiarisation avec les légumes et les fruits se joue au sein de notre cerveau ! L’être humain est doté d’un système de « catégorisation » des choses. Tout objet ou animal ou aliment est regroupé mentalement avec d’autres lorsqu’ils présentent des similitudes. Par exemple, pour l’alimentation, cela commence par une première catégorisation qui est : « comestible » ou « dangereux ». Puis elle s’étoffe, en allant vers des sous-catégories comme « légume », « fruit », « viande » et ainsi de suite pour s’affiner de plus en plus.

La culture

Ces catégories diffèrent selon les cultures : un Américain ne va pas considérer l’avocat comme un Français ou un Mexicain ! Ce dernier le considère comme un fruit et le déguste en dessert, tandis que l’américain l’associe au petit-déjeuner avec l’avocado toast, et nous comme un légume, dégusté dans une salade. Les catégories sont assez strictes, mais peuvent quand même migrer au cours de la vie : par exemple lorsqu’on finit par apprécier un aliment que l’on rejetait pendant des années, ou lorsqu’on associe un aliment précédemment aimé à un rejet suite à une intoxication alimentaire (l’huître par exemple… !). Si on suit cette logique de catégorisation, il faudrait donc que les légumes et fruits soient catégorisés dans le cerveau de nos petits mangeurs dans des cases « bon », « appétissant », « j’en raffole ! ». Mais pour ce faire, il faut déjà qu’ils puissent les connaître ! Or, à notre époque, les enfants sont particulièrement déconnectés de leur alimentation. Ils ne sont souvent exposés aux fruits et légumes qu’une fois présentés dans l’assiette. Nous ne cultivons plus nos propres fruits et légumes et ne produisons souvent que rarement notre nourriture, parfois même nous ne cuisinons absolument pas. Donc pour eux c’est comme si la nourriture tombait du ciel, sans histoire, sans explication. Et on attend d’eux de l’ingurgiter avec plaisir, vraiment ?!

L’enfant mange donc ce qu’il connaît.

Mais que connaît-il aujourd’hui des légumes ? Des enquêtes et sondages récents ont mis en lumière ces connaissances, ou plutôt méconnaissances : seuls 5 légumes seraient cités spontanément par des enfants de 8 à 11 ans ! Sur cette même tranche d’âge, 87% des enfants ne connaissent pas la betterave, 31% ne savent pas reconnaître une figue, une courgette, un artichaut… Ce n’est pas seulement le cas avec les légumes et les fruits, mais avec d’autres aliments aussi ! Un quart des enfants ne sait pas que les yaourts viennent du lait, les frites de la pomme de terre… Notre rôle en tant que parent serait donc de leur faire connaître les légumes ! Une exposition diversifiée, d’abord visuelle puis lexicale, et ce, progressivement, porterait ses fruits. Ensuite seulement, on peut s’attaquer à la découverte du goût ! Pour une exposition diversifiée et multiple, voici des idées à utiliser tous les jours : 1- Des livres, qui parlent de l’origine des légumes, avec fruits et légumes personnifiés, ou des récits avec des recettes, des repas en famille… 2- Le loto et les cartes de nomenclatures Montessori, pour découvrir les fruits et légumes en image, enrichir leur vocabulaire et développer la lecture. 3- Des jeux qui mettent en scène des aliments, comme Mon Premier Verger, un jeu de 7 familles, des coloriages… 4- La dînette et ses aliments en bois ou en feutrine ! 5- Des aimants pour le frigo avec une fiche des saisons, on s’amuse à reconnaître les fruits et légumes et placer avec son enfant ces derniers dans la bonne saison. 6- Aller sur le marché, raconter les différentes couleurs et saveurs des aliments. 7- Avoir des corbeilles de fruits et légumes à la maison. 8- Faire pousser des aromates, des petits légumes, des fleurs comestibles… 9- Pour les plus grands, visionner des reportages sur les aliments, la production etc 10- Et bien sûr, les inclure dans la préparation ! Cuisiner avec eux le plus souvent possible, ils peuvent transvaser des aliments, rincer, touiller, mélanger et plus tard casser des œufs, verser… Une telle exposition doit commencer dès le début de la diversification alimentaire, et se poursuivre les premières années. Cela demande du travail pour les parents, mais c’est finalement assez pratique une fois mis en place, et très doux pour les enfants ! Amusez-vous bien 😊👨‍🍳

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